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Bruno Delion, « La tragédie cosmique de l’humanité » L’humanité, 5 février 1993. Créée en 1992, « la Célébration des invisibles » réunit sur une même scène percussions, théâtre d’ombres et chant choral. La découverte d’un Nouveau monde sur une autre planète… Quand sur une même scène se rencontrent les Percussions de Strasbourg, la compagnie de théâtre d’ombres Amalgame et le choeur Musicatreize, le spectacle peut alors commencer : le festival Sons d’hiver nous invite à une « Célébration des invisibles », créée à Strasbourg en novembre dernier et proposée au théâtre Romain-Rolland de Villejuif le dimanche 7 février, à 15 heures (1). L’écriture de ce conte d’ombres, de musique et de voix, vient d’une rencontre entre Michel Rosenmann, metteur en scène d’ombres, et Christian Hamouy, l’un des six musiciens des Percussions de Strasbourg. (...) Le livret sera écrit par Philippe Raymond-Thimonga, le musique composée par Philippe Hurel, la mise en scène et les ombres confiées à Michel Rosenmann. « Ça n’est pas une caricature de science-fiction, précise ce dernier, c’est plus une réflexion philosophique, conçue comme un drame. Les voix des choeurs portent le récit du souvenir, d’une douleur et globalement des événements. Le théâtre d’ombres concrétise ce qui se passait sur cette planète. Cela nous intéressait de ne pas donner de formes à ces êtres, et donc qu’ils soient invisibles. Après, j’ai travaillé sur l’aspect des ombres, sur un jeu de rythmes et de dialogues, où je montrais ces êtres par leur action, en utilisant aussi des références visuelles, qui, petit à petit, deviennent celles des invisibles ». L’intervention des percussions est d’une importance dramaturgique à part entière : « Quand les percussions jouent, il y a une écoute du jeu. Je voulais éviter un rapport d’illustration ou de demande de l’un par rapport aux autres. La musique n’est pas une musique de scène, elle a sa liberté. C’est le thème qui crée l’unité du spectacle ». Bruno Delion (1) Théâtre Romain-Rolland de Villejuif (18, rue Eugène-Varlin). | |